Calculette seuil de rentabilité : calculez votre point mort en 30 secondes (gratuit)
Calculette gratuite : déterminez votre seuil de rentabilité, votre point mort et votre marge sur coût variable en 3 saisies. Mode auto-entrepreneur intégré.

Calculette gratuite : déterminez votre seuil de rentabilité, votre point mort et votre marge sur coût variable en 3 saisies. Mode auto-entrepreneur intégré.

Saisissez vos charges fixes, votre prix de vente et votre coût variable unitaire. La calculette restitue immédiatement votre chiffre d'affaires minimum, votre marge sur coût variable et le nombre d'unités à vendre pour atteindre l'équilibre.
Seuil de rentabilité mensuel
2 954 €
Soit 35 446 € sur l'année — environ 4 unités à vendre par mois.
La calculette seuil de rentabilité vous indique en moins de 30 secondes le chiffre d'affaires minimum que votre entreprise doit atteindre pour absorber l'ensemble de ses charges. Saisissez trois chiffres — vos charges fixes, votre prix de vente et votre coût variable unitaire — et obtenez immédiatement votre point mort, votre marge sur coût variable et le moment précis de l'année où votre activité bascule du déficit vers le bénéfice.
Cette calculette gratuite couvre les besoins des créateurs d'entreprise, des dirigeants de TPE/PME, des auto-entrepreneurs et des repreneurs. En complément de l'outil, le guide ci-dessous détaille la formule officielle, des exemples chiffrés par secteur, l'interprétation des résultats et les leviers concrets pour faire baisser votre seuil de rentabilité.
L'outil fonctionne en trois étapes, sans inscription et sans saisie de données nominatives.
1. Renseignez vos charges fixes mensuelles. Additionnez votre loyer, vos salaires permanents, vos assurances, vos abonnements logiciels, vos amortissements et toutes les dépenses qui ne dépendent pas du volume vendu. Pour un auto-entrepreneur, activez le mode dédié : la calculette intègre automatiquement les charges sociales TNS dans le calcul, point souvent oublié dans les prévisionnels rapides.
2. Saisissez votre prix de vente unitaire HT. Si vous vendez plusieurs produits ou prestations, prenez un prix moyen pondéré par les volumes prévisionnels. Cette approche reste suffisamment fiable pour piloter votre activité au quotidien.
3. Indiquez votre coût variable unitaire HT. Il s'agit du coût direct généré par chaque vente : matières premières, achat de marchandises, frais de livraison, commissions sur ventes, packaging. La calculette en déduit votre marge sur coût variable, votre taux de marge, votre seuil de rentabilité en euros et en unités, et votre point mort en jours.
Pour comparer plusieurs hypothèses (scénario pessimiste, réaliste, optimiste), recalculez en modifiant un paramètre à la fois — l'outil restitue les nouveaux résultats à la volée pour faciliter la construction de votre prévisionnel et la rédaction de la partie financière de votre business plan.
Le seuil de rentabilité se calcule en divisant les charges fixes par le taux de marge sur coûts variables.
Seuil de rentabilité = Charges fixes / Taux de marge sur coûts variables
Cette formule est validée par Bpifrance Création et utilisée par l'ensemble des cabinets d'expertise-comptable français. Elle exprime votre seuil de rentabilité en valeur monétaire (euros), c'est-à-dire en chiffre d'affaires minimum à réaliser pour atteindre l'équilibre d'exploitation.
Avant d'appliquer la formule du seuil de rentabilité, vous devez déterminer votre TMCV en deux temps.
D'abord, calculez la marge sur coûts variables : MCV = Chiffre d'affaires − Charges variables. Cette marge représente la part du chiffre d'affaires qui reste disponible pour absorber les charges fixes après déduction des coûts directement liés à la production.
Ensuite, traduisez cette marge en pourcentage du chiffre d'affaires : TMCV = (MCV / Chiffre d'affaires) × 100.
Le taux obtenu indique la capacité de chaque euro vendu à couvrir vos charges fixes. Un TMCV élevé signale une structure de coûts variables maîtrisée et une bonne santé économique de l'unité vendue.
La calculette vous renvoie automatiquement trois résultats complémentaires.
En chiffre d'affaires (€) : le montant total à facturer sur l'exercice pour atteindre l'équilibre.
En nombre d'unités : seuil de rentabilité divisé par le prix de vente unitaire. Cette lecture parle directement aux commerçants et aux producteurs.
En jours d'activité : c'est le point mort. Il indique à quelle date de l'année votre entreprise commence à dégager un bénéfice si l'activité reste régulière. La formule est : Point mort = (Seuil de rentabilité / Chiffre d'affaires annuel) × 365.
Une consultante SEO facture 800 € HT par mission moyenne. Le coût variable par mission (sous-traitance ponctuelle, outils dédiés) s'élève à 150 €. Ses charges fixes mensuelles atteignent 2 400 € (loyer coworking, abonnements SaaS, mutuelle, comptable, cotisations TNS).
Un e-commerçant vend un produit à 45 € HT, avec un coût variable unitaire de 22 € (achat, packaging, livraison, frais Stripe, commissions Meta). Ses charges fixes mensuelles s'élèvent à 6 000 € (Shopify, agence créa, salaires, outils analytics).
Un restaurateur affiche un ticket moyen de 28 € HT, avec un coût variable de 11 € (matières premières, énergie de cuisson, consommables). Ses charges fixes mensuelles montent à 14 000 € (loyer, salaires fixes, assurances, amortissement matériel).
Ces trois cas illustrent un point souvent ignoré : le seuil de rentabilité dépend autant de la structure de coûts que du modèle économique. Un freelance avec peu de charges fixes atteint l'équilibre rapidement ; un commerce physique doit absorber un palier fixe lourd avant d'amorcer ses bénéfices.
Le seuil de rentabilité et le point mort sont deux lectures du même phénomène, mais expriment des unités différentes.
Le seuil de rentabilité s'exprime en chiffre d'affaires (euros). Il répond à la question : « Combien dois-je facturer pour ne plus perdre d'argent ? »
Le point mort s'exprime en durée (jours, semaines ou mois). Il répond à la question : « À partir de quelle date de l'année mon entreprise devient-elle rentable ? »
La conversion est immédiate : Point mort = (Seuil de rentabilité / CA annuel) × 365 jours.
Reprenons l'exemple du restaurant : avec un seuil de rentabilité annuel de 276 768 € et un CA prévisionnel de 350 000 €, le point mort se situe à 288 jours, soit autour du 15 octobre. À partir de cette date, chaque euro encaissé alimente directement le résultat net.
Cette lecture temporelle se révèle particulièrement utile pour les activités saisonnières. Un restaurant de bord de mer qui réalise 70 % de son CA entre juin et septembre n'a pas un point mort linéaire : il faut alors recalculer mensuellement en pondérant par le poids relatif de chaque mois dans le chiffre d'affaires annuel.
Le chiffre brut renvoyé par la calculette n'a de valeur qu'à travers l'analyse que vous en tirez.
Quatre signaux d'alerte doivent vous alerter : un TMCV inférieur à 30 % sur une activité de services, un point mort qui dépasse 9 mois, un seuil de rentabilité qui dépasse votre CA prévisionnel réaliste, ou un palier fixe qui mobilise plus de 60 % de votre marge sur coût variable.
Dans ces situations, votre modèle économique peine à absorber sa structure de coûts. Quatre leviers permettent de restaurer la rentabilité : renégocier les charges fixes (loyer, abonnements, prestataires), améliorer la marge unitaire (renégociation fournisseurs, montée en gamme), augmenter les volumes (acquisition payante, partenariats), ou repositionner les prix.
Un point mort tardif signale que votre activité ne dégage qu'une fenêtre étroite de bénéfices sur l'année. Toute baisse imprévue de CA ou hausse de charges bascule l'exercice en perte. Cette situation impose de constituer une trésorerie de sécurité équivalente à 3 à 6 mois de charges fixes, et de surveiller mensuellement vos indicateurs de pilotage.
Le seuil de rentabilité figure parmi les indicateurs financiers exigés par les banques, les investisseurs et les organismes de financement (Bpifrance, prêt d'honneur, BPI Initiative). Présentez trois scénarios (pessimiste, réaliste, optimiste) côte à côte dans la partie financière de votre dossier — la triangulation rassure davantage qu'un chiffre unique.
À retenir (erreur fréquente terrain) : les créateurs d'entreprise en micro-entreprise oublient systématiquement d'intégrer les cotisations sociales TNS dans leurs charges fixes. Pour une activité de prestation de services à 22,2 % de cotisations URSSAF, un CA de 50 000 € génère 11 100 € de charges sociales qui doivent figurer dans le calcul du seuil de rentabilité. Sans ce retraitement, le point mort calculé sous-estime la réalité d'environ 25 %.
Les ordres de grandeur ci-dessous résultent d'une agrégation de données sectorielles publiques (Insee, statistiques URSSAF, observatoires de la création d'entreprise) et de retours terrain anonymisés. Ils servent de repères, pas de référence comptable individuelle.
| Secteur | TMCV typique | Charges fixes mensuelles moyennes (TPE) | Point mort moyen |
|---|---|---|---|
| Freelance services (consultant, dev, designer) | 75-85 % | 1 200 - 2 500 € | 90 - 150 jours |
| Agence digitale (3-10 personnes) | 55-65 % | 12 000 - 35 000 € | 180 - 240 jours |
| E-commerce produits physiques | 35-50 % | 4 000 - 15 000 € | 220 - 300 jours |
| Restauration traditionnelle | 55-65 % | 12 000 - 25 000 € | 240 - 310 jours |
| BTP et artisanat (TPE) | 30-45 % | 5 000 - 18 000 € | 200 - 280 jours |
| Commerce de détail | 25-40 % | 6 000 - 20 000 € | 250 - 320 jours |
| Auto-entrepreneur services | 70-80 % (avant TNS) | 400 - 1 200 € | 60 - 120 jours |
Les activités de services à forte valeur ajoutée affichent les TMCV les plus élevés (75-85 %) et les points morts les plus précoces. À l'inverse, le e-commerce et le commerce de détail évoluent dans des structures de coûts variables lourdes (marchandises, logistique, publicité payante) qui repoussent le point mort au-delà de 220 jours.
Cette logique explique pourquoi une boutique Shopify qui atteint 100 000 € de CA peut rester non rentable, là où une activité de conseil avec le même chiffre d'affaires dégage 40 000 € de bénéfice net. Le seuil de rentabilité ne dépend pas du volume, mais de la structure de coûts.
Faire baisser son seuil de rentabilité revient à atteindre l'équilibre d'exploitation plus rapidement, donc à élargir la zone de profit. Cinq actions concrètes permettent d'arbitrer les leviers de marge.
1. Renégocier les charges fixes structurelles. Loyers, assurances pro, abonnements SaaS, frais bancaires, honoraires comptables : un audit annuel de ces postes permet souvent de dégager 8 à 15 % d'économies sans effort commercial. Les contrats SaaS facturés à l'année se renégocient particulièrement bien en fin de période d'engagement.
2. Améliorer le taux de marge sur coût variable. Renégocier les achats fournisseurs, mutualiser les commandes, intégrer une étape de production en interne plutôt qu'en sous-traitance, ou monter en gamme sur la grille tarifaire — chaque action sur le TMCV produit un effet de levier mécanique sur le seuil de rentabilité.
3. Calibrer le prix de vente. Une hausse tarifaire de 5 % sur une activité à TMCV de 60 % réduit le seuil de rentabilité de près de 8 %. Le levier prix reste sous-utilisé par peur de perdre des clients, alors qu'une hausse modérée est rarement détectée sur un marché de qualité.
4. Externaliser au lieu d'internaliser. Pour les fonctions à charge fixe lourde (comptabilité, RH, IT, marketing), basculer vers un prestataire en facturation variable transforme une charge fixe en charge variable. Le seuil de rentabilité baisse mécaniquement, au prix d'un TMCV légèrement dégradé.
5. Mutualiser les coûts structurels. Le coworking remplace le bail commercial, la sous-traitance partagée remplace l'embauche, les outils SaaS multi-utilisateurs remplacent les licences individuelles. La mutualisation diminue le palier fixe sans dégrader la capacité opérationnelle.
Pour un freelance, c'est généralement l'action sur le prix de vente qui produit le résultat le plus rapide. Pour un e-commerçant, c'est l'amélioration du TMCV via la négociation fournisseurs ou la réduction des coûts d'acquisition payants. Pour un commerce physique, c'est l'action sur le loyer ou la masse salariale.
La calculette seuil de rentabilité transforme un calcul comptable parfois opaque en un repère opérationnel immédiat. En 30 secondes, vous obtenez le chiffre d'affaires minimum à atteindre, le nombre d'unités à vendre et la date à partir de laquelle votre activité dégage un bénéfice. Trois lectures complémentaires qui sécurisent vos décisions de prix, de structuration des coûts et de pilotage prévisionnel.
Trois recommandations pour exploiter pleinement votre résultat : recalculez votre seuil chaque trimestre pour ajuster votre stratégie commerciale, comparez systématiquement trois scénarios (pessimiste, réaliste, optimiste) avant tout investissement structurant, et intégrez votre seuil de rentabilité dans la partie financière de votre business plan pour rassurer banquiers et investisseurs.
Sources primaires : Bpifrance Création — Le seuil de rentabilité · Insee — Caractéristiques des entreprises · URSSAF — Cotisations des travailleurs indépendants · Service-Public.fr — Régime micro-entrepreneur. Article rédigé par Sylvie Lambert, expert-comptable diplômée. Publié le 19 mai 2026. Vocation informative — pour toute situation concrète, consultez votre expert-comptable.
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